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John Ternus se rend plusieurs fois par semaine dans les studios de design d’Apple

Le nouveau PDG intervient désormais au plus près des designers, tout en laissant la conduite opérationnelle du design industriel et des interfaces à deux responsables distincts.

Chloé Bertin Par Chloé Bertin
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John Ternus se rend plusieurs fois par semaine dans les studios de design d’Apple
Maniement de pièces transparentes lors de la conception et du prototypage sur un plan de travail en bois.

Depuis sa prise de fonction comme PDG, John Ternus travaille directement avec les designers d’Apple et se rend dans leurs studios plusieurs fois par semaine.

Ce changement rapproche la direction générale des équipes qui façonnent l’apparence physique des appareils et leurs interfaces. Il ne signifie toutefois pas que John Ternus remplace les responsables opérationnels de ces deux disciplines. La nouvelle organisation repose plutôt sur une ligne hiérarchique courte, dans laquelle le PDG supervise deux branches qui conservent chacune leur propre direction.

Le design relève désormais directement du PDG

La principale évolution concerne la gouvernance. Les équipes de design industriel et celles qui conçoivent les interfaces relèvent de John Ternus. Le sujet n’est donc plus seulement suivi par le dirigeant au titre de sa responsabilité générale sur Apple. Il fait partie de ses domaines d’implication directe.

Cette position doit être distinguée de celle d’un directeur du design chargé de conduire lui-même l’ensemble du travail créatif. Les informations publiées n’établissent pas que John Ternus occupe une telle fonction. Elles décrivent un PDG placé au-dessus des deux équipes et présent auprès d’elles, tandis que chacune reste dirigée par une personne dédiée.

Clubic Actualités rapporte ainsi que les équipes responsables des objets et des interfaces travaillent sous l’autorité de John Ternus. De son côté, appsystem.fr confirme ce rattachement et identifie les responsables placés à la tête de chaque branche.

Concrètement, la direction générale se trouve désormais au point de rencontre du design industriel et de la conception des interfaces. John Ternus dispose ainsi d’une vue directe sur deux dimensions complémentaires d’un produit, sans que les fonctions spécialisées soient fusionnées.

Cette architecture compte pour comprendre la portée réelle du changement. Elle donne au design un accès immédiat au PDG, mais ne démontre ni une transformation esthétique des appareils, ni une nouvelle doctrine créative. Aucun effet précis sur les futurs produits Apple n’est encore établi. Les informations disponibles portent sur l’organisation et les pratiques de travail, pas sur le résultat des projets en cours.

Une femme assise à un bureau dans un atelier utilise un ordinateur portable près de feuilles de papier.
Une personne travaille sur un ordinateur portable installé sur une table d’atelier. Source : Pexels. Photographe : Andrea Piacquadio. Licence Pexels.

Une présence régulière au cœur du travail des designers

Le changement ne se limite pas à un nouvel organigramme. John Ternus se rend dans les studios de design plusieurs fois par semaine et y travaille directement avec les designers. Cette fréquence donne une dimension concrète à son implication, puisqu’elle installe des échanges réguliers entre le PDG et les équipes concernées.

Pour les studios, la différence tient d’abord à la proximité de l’échelon décisionnel. Le responsable auquel les deux branches sont rattachées ne suit pas uniquement leurs travaux au moyen de comptes rendus ou de réunions éloignées de leur environnement quotidien. Il intervient dans les lieux où les projets sont développés.

Cette présence ne permet pas d’affirmer que les décisions seront prises plus vite, que les arbitrages techniques changeront ou que les prochains appareils adopteront un style particulier. Ces conséquences restent inconnues. Le fait établi est plus circonscrit, mais significatif pour la gouvernance du Design chez Apple : son PDG consacre une partie récurrente de son agenda au travail mené dans les studios.

La distinction est importante dans une entreprise où la conception d’un produit recouvre à la fois sa forme matérielle et l’expérience affichée à l’écran. Une implication auprès des deux équipes peut rapprocher leurs travaux au niveau de la direction générale, mais elle ne renseigne pas, à elle seule, sur les choix qui seront retenus. Les évolutions physiques déjà évoquées autour d’Apple, comme dans cet ancien article consacré au design de l’iPhone, ne permettent donc pas de préjuger des projets supervisés aujourd’hui.

Trois niveaux de responsabilité à ne pas confondre

La répartition actuelle sépare la supervision générale de la conduite quotidienne des disciplines. John Ternus reçoit directement les deux équipes en tant que PDG. Molly Anderson dirige le design industriel, tandis que Steve Lemay est responsable des interfaces.

Responsable Périmètre établi Rôle dans l’organisation
John Ternus Design industriel et interfaces Supervise les deux équipes au niveau de la direction générale et travaille régulièrement avec les designers.
Molly Anderson Design industriel Dirige la branche chargée de la conception physique des produits.
Steve Lemay Interfaces Dirige la branche consacrée à la conception des interfaces.

Ce partage permet de situer précisément ce qui change. John Ternus ne se contente plus d’une supervision distante : il entretient un contact fréquent avec les studios et reçoit directement leurs deux directions. Molly Anderson et Steve Lemay restent néanmoins les responsables identifiés de leurs domaines respectifs.

Pour la conception des futurs produits, l’effet immédiatement observable est donc organisationnel. Le design physique et les interfaces disposent d’un accès direct au PDG, qui suit leur travail sur place à un rythme régulier. L’apparence des appareils, leur ergonomie, leur calendrier ou les décisions susceptibles de naître de cette organisation ne sont pas encore documentés.

Photo à la une. Source : Pexels. Photographe : Ron Lach. Licence Pexels.

Chloé Bertin

Style, technologie, culture, design et automobile

Chloé Bertin

Chloé Bertin a été community manager pour une salle de concert bordelaise. Elle écrit sur DayBlog à propos du divertissement : séries, musique, sorties et culture populaire. Elle passe ses vacances d'été à enchaîner les festivals, tente sur le dos.